12 mars 2026

Combien de temps dure vraiment une Probezeit

Horloge de gare indiquant l'heure au-dessus des quais

Dans les dossiers que nous annotons à Nice, la phrase « Probezeit : 6 Monate » revient comme un tampon. Elle n'est pas fausse. Elle n'est pas non plus la seule lecture possible. Le BGB permet une période d'essai, souvent plafonnée à six mois lorsque l'on veut ensuite bénéficier du régime de protection classique. Encore faut-il que le contrat l'écrive, que la convention collective ne l'abrège pas, et que l'ancienneté antérieure ne l'ait pas déjà consommée.

Ce que le papier dit

Une Probezeit de trois mois n'est pas un cadeau : elle raccourcit la fenêtre pendant laquelle un préavis court (souvent deux semaines) suffit à rompre. Une Probezeit de six mois, à l'inverse, recule le moment où le Kündigungsschutzgesetz peut s'ouvrir — à condition que l'effectif de l'établissement le permette. Lire la durée, c'est donc lire un calendrier de protection, pas seulement une « phase d'adaptation ».

Ce que la pratique ajoute

Certaines start-up berlinoises écrivent six mois puis « prolongent » par avenant. Sans motif et sans accord clair, cette prolongation est fragile. D'un autre côté, un essai de quatre semaines dans un métier réglementé peut être trop court pour juger, mais cela n'autorise pas l'employeur à le rallonger tout seul. Le séminaire annoté consacre un module entier à ces avenants.

Ancienneté déjà jouée

Un CDD dans la même entreprise, un apprentissage, un transfert de groupe : la sonnette des six mois a parfois déjà sonné. Nous voyons encore des lettres de rupture « pendant l'essai » envoyées à des salariés qui n'y étaient plus. La durée réelle n'est pas la durée affichée en haut de la page 2.

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